Touche pas à mon népote !

Touche pas à mon népote !
A tout juste 23 ans, Jean Sarkozy, le fils cadet du président de la République, devrait prendre tout prochainement la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD), l'organisme qui gère le premier quartier d'affaires d'Europe.

Et l'on entend déjà des énergumènes susceptibles et jaloux crier au népotisme, se moquant au passage de ce jeune homme sans Défense qui n'aurait aucune expérience professionnelle et n'aurait comme seule mérite d'avoir le père qu'il a !

Honteux, proprement honteux. C'est un procès d'intention particulièrement ignoble.

Cette future élection, Jean Sarkozy ne la doit évidemment qu'à lui-même, et non à une filiation. Ce n'est que pure coïncidence, là dedans, si son père est actuellement Président de la République.

Si on entend l'élire à ce poste, cela n'est dû qu'à son seul mérite et à toutes ses compétences en la matière qu'il a prodigieusement acquis en à peine vingt-trois années. D'autant que, loin d'être un fils à papa comme nous raconte les médias libres menteurs, il a dû partir de rien - ou presque - et gravir les échelons de la société tout seul, sans le moindre appui ni favoritisme. Ce seilphe meide manne exemplaire est un pur produit de la méritocratie à la française, que l'on devrait saluer et même mettre au Panthéon des grandes œuvres de la République.

Et pourquoi donc, au motif qu'il est le fils du président de la République, n'aurait-il pas le droit au même traitement que n'importe quel autre citoyen ?

Où est donc l'égalité là-dedans ?

N'y a-t-il pas assez de discriminations dans ce pays pour en infliger une nouvelle à ce pauvre garçon ?

Quelle est donc cette idéologie rétrograde qui voudrait faire croire aux honnêtes gens que les jeunes de 23 ans sont par nature des bons à rien, consommateurs effrénés de haschich, et donc incapables de diriger un tel organisme ?

Ceux qui cherchent aujourd'hui la polémique devraient avoir honte !

Dans le pire des cas, celui où la ploutocratie aurait réussi à empêcher Jean Sarkozy d'accéder à cette fonction pourtant bien méritée, espérons que la sainte HALDE fera son travail avec la plus grande vigueur. Il en ira, là, de la crédibilité de notre République ir-ré-pro-cha-ble.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 19:34

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 21:07

Message à caractère informatif

Message à caractère informatif
Le viol, c'est mal...
Sauf quand on est cinéaste et qu'on s'appelle Roman Polanski.

La pédophilie, le tourisme sexuel, c'est mal...
Sauf quand on s'appelle Frédéric Mitterrand et qu'on est ministre de Sarkozy.


Et si vous aussi vous êtes choqués, indignés, par ce deux poids, deux mesures, par cette impunité accordée aux puissants, par cette invraisemblable complaisance envers les crimes sexuels, c'est que vous êtes tout simplement un sale fasciste d'extrême-droite, et qu'il faut donc vous faire soigner !

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 12:12

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 14:49

Joyeux anniversaire, BB !

Joyeux anniversaire, BB !
Parce que sa figure est mythique, éternelle, hors du temps et du monde vulgaire, on a trop souvent tendance à la croire déjà partie.

Et pourtant !

Brigitte Bardot est toujours bel et bien parmi nous, les vivants - si l'on peut dire ainsi.

Et elle fête même aujourd'hui ses 75 ans.

L'occasion pour moi d'exprimer ma flamme pour notre BB nationale, la belle, la rebelle. Pour l'une ces trop rares femmes à avoir conjuguée, quelles que soient les époques et les conventions, grâce et irrévérence, cette sublime conduite qui ravit ou répugne, mais jamais ne laisse indifférent.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 17:41

Modifié le mardi 29 septembre 2009 13:43

Le règne de l'argent, ou la prostitution du monde

Le règne de l'argent, ou la prostitution du monde
Sur l'accession de l'argent au rang de valeur suprême, Charles Péguy (1873-1914), figure controversée du socialisme français, avait déjà tout dit, et tout prévu, de ses monstrueuses conséquences. Et ce, un siècle avant tout le monde.
Ainsi, nous devrions peut-être, au lieu de nous extasier devant Barack et DSK, relire ce qu'il disait dans "L'Argent" et la "Note conjointe sur M. Descartes et la philosophie cartésienne". Cette dernière dont je vous offre, ci-dessous, un extrait :



"Pour la première fois dans l'histoire du monde les puissances spirituelles ont été toutes ensemble refoulées non point par les puissances matérielles mais par une seule puissance matérielle qui est la puissance de l'argent. Et pour être juste il faut même dire : Pour la première fois dans l'histoire du monde toutes les puissances spirituelles ensemble et du même mouvement et toutes les autres puissances matérielles ensemble et d'un même mouvement qui est le même ont été refoulées par une seule puissance matérielle qui est la puissance de l'argent. Pour la première fois dans l'histoire du monde toutes les puissances spirituelles ensemble et toutes les autres puissances matérielles ensemble et d'un seul mouvement et d'un même mouvement ont reculé sur la face de la terre. Et comme une immense ligne elles ont reculé sur toute la ligne. Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est maître sans limitation et sans mesure.
Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est seul en face de l'esprit. (Et même il est seul en face des autres matières.)
Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est seul devant Dieu.
Il a ramassé en lui tout ce qu'il y avait de vénéneux dans le temporel, et à présent c'est fait. Par on ne sait quelle effrayante aventure, par on ne sait quelle aberration de mécanisme, par un décalage, par un dérèglement, par un monstrueux affolement de la mécanique ce qui ne devait servir qu'à l'échange a complètement envahi la valeur à échanger.
Il ne faut donc pas dire seulement que dans le monde moderne l'échelle des valeurs a été bouleversé. Il faut dire qu'elle a été anéantie, puisque l'appareil de mesure et d'échange et d'évaluation a envahi toute la valeur qu'il devait servir à mesurer, échanger, évaluer.
L'instrument est devenu la matière et l'objet et le monde.
C'est un cataclysme aussi nouveau, c'est un évènement aussi monstrueux, c'est un phénomène aussi frauduleux que si le calendrier se mettait à être l'année elle-même, l'année réelle, ( et c'est bien un peu ce qui arrive dans l'histoire) ; et si l'horloge se mettait à être le temps ; et si le mètre et ses centimètres se mettait à être le monde mesuré ; et si le nombre avec son arithmétique se mettait à être le monde compté.
De là est venue cette immense prostitution du monde moderne. Elle ne vient pas de la luxure. Elle n'en est pas digne. Elle vient de l'argent. Elle vient de cette universelle interchangeabilité.
Et notamment de cette avarice et de cette vénalité que nous avons vu qui étaient deux cas particuliers, (et peut-être et souvent le même), de cette universelle interchangeabilité.
Le monde moderne n'est pas universellement prostitutionnel par luxure. Il en est bien incapable. Il est universellement prostitutionnel parce qu'il est universellement interchangeable.
Il ne s'est pas procuré de la bassesse et de la turpitude avec son argent. Mais parce qu'il avait tout réduit en argent, il s'est trouvé que tout était bassesse et turpitude."



Charles Péguy, Extrait de "Note conjointe sur M. Descartes et la philosophie cartésienne", juillet 1914

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 14:39

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 19:26

Valmy, 20 septembre 1792

Valmy, 20 septembre 1792
« De ce lieu et de ce jour date une nouvelle époque dans l'histoire du monde » Goethe


Le 20 septembre 1792, à Valmy, dans la Marne, une jeune mais vaillante armée de sans-culottes mettait en déroute la redoutable armée prussienne.

Celle-là qui devait, par la force de son glaive, mettre à mort la Révolution et rétablir l'autorité sans partage du Roi de France, dut rebrousser chemin et s'incliner devant un peuple en armes bien décidé à conquérir et à conserver la maîtrise de son destin.

A Valmy, la Révolution n'était pas seulement sauvée. Entérinant au nez et à la barbe des coalisés européens l'insurrection parisienne du 10 août précédent, elle devenait à jamais un fait incontournable, inéluctable.

Et le lendemain, prenant acte de cette victoire décisive et exaltante, la Convention nationale, unanime, proclama la République. Une République qui n'avait pas vocation à n'être seulement qu'un nouveau régime institutionnel, mais à être aussi et surtout porteuse d'un idéal et d'un combat, autour des principes sacrés de liberté, d'égalité et de souveraineté populaire.

Symboliquement, inéluctablement, Valmy tournait une page. Celle, pour la France, d'une monarchie millénaire, bien sûr. Mais, surtout, elle en ouvrait une nouvelle, universelle. Celle des nations et des hommes. De leurs âpres et longues marches vers la liberté et la dignité. Et pour qui les cris de « Vive la Nation ! » et les paroles de « La Marseillaise » résonnent encore aujourd'hui comme une majestueuse et légitime exhortation.

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 17:04

Modifié le lundi 21 septembre 2009 15:42