Moi aussi, je prends ma retraite !

Moi aussi, je prends ma retraite !
Il n'y a pas que la belle Laure qui prend sa retraite... Moi aussi !

Inutile de me faire changer d'avis. C'est décidé. Je prends ma retraite !

« Ca suffit comme ça ! », comme dirait mon ami Jean-Luc. J'en ai assez vu. J'ai assez donné.

Ma retraite, je vais la prendre ! Coûte que coûte, vaille que vaille. Ceux qui veulent se tuer à la tâche, pour gagner une vie qu'ils ont pourtant déjà, qu'ils y aillent. Moi ça ne m'intéresse plus. Le travail, son bestial marché et sa crépusculaire logique de compétition ne m'inspire plus que dégoûts, vomissements et diarrhées. Et les patrons et manadjeurs, une telle animosité qu'elle me ferait regretter la Veuve.

Et puis, quoi ? On est égaux, non ?

Pourquoi n'y aurait-il que les riches et les enfants de riches qui auraient le droit de ne rien foutre ? Je revendique moi aussi ce droit suprême !

Et puis il me serait psychologiquement insurmontable de bosser alors que je sais que Laure prend du bon temps. Je veux en faire de même, et elle avec, pardi !

# Posté le samedi 19 septembre 2009 14:04

Modifié le samedi 19 septembre 2009 14:58

Régis Debray, suite et fin (pour le moment)

Troisième cours : analyse de la politique-spectacle

Les deux premiers cours sont à visionner ici et .

J'espère que vous avez tout bien compris... J'organise une interrogation écrite très bientôt !

_________________________________________________________________________________

Ci-dessous, une petite bibliographie suggestive de Régis Debray à l'attention des élèves assidus qui voudraient approfondir leurs connaissances :

Articles

- Etes-vous démocrate ou républicain ?, paru dans le Nouvel Observateur du 30 novembre 1989. (texte incontournable, et pourtant quasi-introuvable, que je peux vous envoyer, sur demande, en fichier Word :) )

Ouvrages

- Le moment fraternité, Gallimard, 2009.

- L'obscénité démocratique, Flammarion, « Café Voltaire », 2007.

- La République expliquée à ma fille, Le Seuil, 1998.

- Que Vive la République, Odile Jacob, 1989.

- Mai 68, une contre-révolution réussie : Modeste contribution aux discours et cérémonies officielles du dixième anniversaire, Mille et Une Nuits, 2008 (1978)

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 13:40

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 13:29

Schivardi Connekchieunne

Schivardi Connekchieunne
Nous sommes en 50 avant l'Apocalypse ; toute la France est soumise à la loi du grand Capital.... Toute ? Non ! Car quelques villages d'irréductibles adeptes de la République sociale résistent encore et toujours à l'oppresseur !

Parmi ces villages, Ginestas, Mailhac, et d'autres, situés dans le département de l'Aude.

A la tête de cette Résistance, Gérard Schivardi. Maçon de profession, c'est un républicain, un vrai, un socialo-patrioto-laïcard bouffeur de curés et de ploutocrates comme on en voit plus depuis la IIIème. Tellement de gauche, en somme, qu'il n'a plus – tout comme moi - sa place dans la pseudo-gauche actuelle.

Et hier, les habitants de ces villages, lors de l'élection cantonale partielle, ont à nouveau plébiscité l'action et les convictions de leur meneur d'exception... A ceci près que ce n'était pas le vénérable Gérard qui se présentait, mais sa femme et s½ur de combat, Francine, qui a dû se résoudre à concourir à sa succession, celui-ci ayant été, pour des futilités administratives, condamné à l'inéligibilité et vu son élection triomphale de l'année dernière annulée par une justice aux ordres.

Circonstances qui rendent quoiqu'il en soit cette victoire électorale encore plus grande. Et à la vue de laquelle je ne peux évidemment qu'envoyer mes plus sincères félicitations à ces valeureux citoyens et à leurs humbles et modestes serviteurs que sont Francine et Gérard Schivardi.

# Posté le lundi 14 septembre 2009 15:18

Modifié le lundi 14 septembre 2009 21:32

Le travail, c'est la santé (ou pas)

Le travail, c'est la santé (ou pas)
Nous interrompons ce jour nos programmes habituels pour vous donner de bien dramatiques nouvelles du monde.

Du monde d'où l'on apprend qu'un salarié de France Télécom, ayant appris que son poste était supprimé, a tenté de se poignarder en pleine réunion.

Proprement scandaleux. Encore un de ces gauchistes ingrats et capricieux qui n'a toujours pas pigé les bienfaits du marché, du management et de la flexibilité. Et qui, par ce geste obscène et capitalistophobe, entend insidieusement appeler à la rébellion.

Appel qui a hélas porté ses fruits puisque nous avons appris qu'un gugusse, un dénommé Arthur Rimbaud, revenu d'Aden et d'antan, a aussitôt lancé aux mal-pensants de tous les partis ce mot d'ordre séditieux : "J'aime mieux ne rien faire que de me faire exploiter".

L'heure est grave, messieurs les agents et policiers du Capital ! Foutez-nous toutes ces vermines en taule avant qu'il ne soit trop tard. Et ressuscitez Thiers. Vite.

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 15:02

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 15:36

Régis Debray, suite

Deuxième cours : Mai 68, une contre-révolution individualiste

# Posté le mardi 08 septembre 2009 14:11